
Dans cet article, je partage mon retour d’expérience sur Tableau Next, la première plateforme d’agents analytiques développée par Salesforce. Depuis son lancement en juin 2025, l’outil a profondément transformé la manière d’aborder la donnée, en structurant son approche autour de quatre couches principales : la Data Layer, la Semantic Layer, la Visualization Layer et la Action Layer.
Je vous propose ici un décryptage concret de ces couches, leurs apports par rapport à Tableau Desktop/Cloud, ainsi que quelques réflexions personnelles issues de mes tests et observations.

Introduction
Depuis juin 2025, Tableau Next est désormais disponible. Pour rappel, c’est la première plateforme d’agents analytiques, basée sur Salesforce. De nouvelles fonctionnalités apparaissent régulièrement mais les fondements de l’outil sont maintenant clairs.
Rentrons dans le détail de chacune des couches pour comprendre leur utilité et ce qui est nouveau par rapport à Tableau Desktop/Cloud.
Data Layer : la couche de données
Salesforce Data Cloud est une plateforme de données à grande échelle intégrée directement dans Salesforce. Elle dispose de connecteurs pré-construits pour faciliter l'intégration des données provenant d'autres sources, ce qui est rendu possible grâce aux connecteurs natifs de Salesforce.
Deux possibilités d’utilisation : soit comme un outil de stockage de données, soit en connectant l’ensemble des données d’entreprise, quel que soit l’outil de stockage initial, grâce au zero-copy.
L’ambition n’est pas de migrer les données, mais de les unifier pour avoir une vision 360° des interactions.
Cette première couche constitue donc la base solide sur laquelle reposent les autres composantes de Tableau Next.
Semantic Layer : la couche sémantique
Une fois les données connectées, on peut effectuer les modélisations (relations, jointures, unions).
La création des champs calculés, des paramètres et des métriques se fait directement sur cette couche, indépendamment de la visualisation.
Il est essentiel de bien documenter les champs et d’alimenter la couche sémantique avec les référentiels métiers, afin que l’IA (les agents) puisse fournir des réponses cohérentes et fiables.
Pour moi, cette couche est vraiment le socle analytique de Tableau Next : elle détermine la qualité et la pertinence des analyses qui suivront.

Visualization Layer : la couche de représentation visuelle
Pour ceux qui utilisent déjà Tableau, c’est sans doute là que les différences sont les plus visibles. On reste dans l’univers Tableau, mais certaines fonctionnalités changent.
Voici un aperçu comparatif :
Présent dans Tableau Next mais pas Desktop | Présent dans Tableau Desktop mais pas Tableau Next |
|---|---|
Renommer les noms de champs dans les visualisations sans changer la variable sous-jacente | Personnaliser et importer des couleurs, traits ou tailles de repères |
Créer des boutons de filtre (toggle) pour une interactivité facile | Créer un axe double ou combiné |
Aligner les éléments du tableau de bord via une grille | Créer des visualisations géographiques |
Créer facilement des tables de données | Personnaliser les types de graphiques ou les infobulles |
Avoir des conteneurs avec des bords arrondis | Activer des actions de paramètres ou d’ensembles |
Ces différences sont importantes à connaître. Comme je l’ai constaté, Tableau Next évolue rapidement avec chaque release. À terme, je pense que cette couche tendra à intégrer progressivement les fonctionnalités manquantes de Tableau Desktop/Cloud.
Action Layer : la couche actionnable
Tableau Next s’intègre directement dans le flux de travail Salesforce. Les utilisateurs n’ont plus besoin de basculer d’un outil à l’autre : les tableaux de bord sont consultables dans Salesforce ou même sur Slack.
La grande nouveauté, c’est la possibilité de configurer des actions opérationnelles depuis les tableaux de bord : déclencher un workflow Salesforce, envoyer un e-mail, ou créer un objet directement depuis une visualisation.

Tous ces éléments sont centralisés dans un workspace, qui permet de réutiliser les modèles sémantiques et visualisations. C’est un vrai gain de temps et un levier de gouvernance centralisée.

Les 3 “skills” issus d’Agentforce
Trois “skills” viennent renforcer l’actionnabilité et l’intelligence de Tableau Next :
Concierge : déjà actif, c’est un agent conversationnel en langage naturel. Il restitue des informations chiffrées et graphiques.
Pour moi, c’est un atout majeur pour les utilisateurs “Viewers” qui veulent explorer leurs données sans expertise technique.
DataPro : encore en déploiement, il assistera la création de champs calculés.
Inspector : inspiré des Alertes Tableau, il intégrera des mécanismes de surveillance automatisés basés sur les couches précédentes.
Enfin, les Marketplaces (internes et externes) permettront de packager des couches selon des cas d’usage. Je n’ai pas encore pu les tester, mais la promesse est forte pour mutualiser les assets analytiques.
Conclusion
J’espère que cet article vous aura permis de mieux comprendre les quatre couches structurantes de Tableau Next et leur articulation.
C’est une évolution majeure de l’écosystème Tableau, qui met la donnée, la sémantique et l’action au cœur de l’analyse.
Si vous souhaitez approfondir le sujet ou échanger sur vos cas d’usage, contactez-nous à contact@theinformationlab.fr ou découvrez nos autres publications sur The Information Lab.
FAQ
1. Qu’est-ce que Tableau Next ?
Tableau Next est la nouvelle plateforme d’analyse de Salesforce, combinant IA, visualisation et automatisation dans un environnement unifié.
2. En quoi diffère-t-il de Tableau Desktop ?
Il s’appuie sur le Data Cloud et introduit des couches sémantiques et actionnables inédites, avec une intégration native à Salesforce.
3. Qu’est-ce que la couche sémantique ?
C’est la couche où l’on définit les relations, les champs calculés et les métriques – la base pour des analyses cohérentes et fiables.
4. Peut-on utiliser Tableau Next sans migrer ses données ?
Oui, grâce au zero-copy, les données restent dans leur stockage d’origine tout en étant accessibles pour l’analyse.
5. Les fonctionnalités de Tableau Desktop vont-elles disparaître ?
Non, Tableau Next évolue parallèlement et devrait progressivement intégrer des capacités similaires, adaptées à son architecture Salesforce.
6. À quoi servent les “skills” comme Concierge ou DataPro ?
Ces agents intelligents automatisent certaines analyses et facilitent l’interaction avec les données en langage naturel.
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