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Quand la donnée se met au service de l’art

L’art et la technologie sont encore largement perçus comme étant deux pratiques opposées. Toutefois, une nouvelle génération d’artistes émerge et une nouvelle forme d’art mêlant l’art et les données se développe aujourd’hui : le Data Art.

Quelques fondamentaux :

Data : Une donnée est une description élémentaire d’une réalité. C’est par exemple une observation ou une mesure. La donnée est dépourvue de tout raisonnement, supposition, constatation, probabilité. Étant indiscutable ou indiscutée, elle sert de base à une recherche, à un examen quelconque.

Source : Wikipedia

 

Art : L’art est une activité humaine, le produit de cette activité ou l’idée que l’on s’en fait s’adressant délibérément aux sens, aux émotions, aux intuitions et à l’intellect. On peut dire que l’art est le propre de l’humain, et que cette activité n’a pas de fonction pratique définie.

Source : Wikipedia

De la visualisation de la donnée à la représentation artistique des données.

La visualisation de données permet souvent d’aboutir à des graphiques plus ou moins complexes, et l’un de ses enjeux réside dans notre capacité à trouver la meilleure représentation visuelle qui permettra de comprendre et d’analyser la donnée. De nombreux artistes nous ont montré que ce travail de visualisation des données peut devenir artistique. En effet, l’objectif du Data Art est de créer des œuvres artistiques à partir de différentes données, dans une réflexion constante sur la manière de les représenter visuellement.

En clair, le Data art a pour but de transformer les données en leur donnant un rendu inventif, beau ou attrayant, et permet bien souvent de réaliser une critique sur le monde dans lequel nous vivons ou de susciter une émotion par exemple.

Les origines du Data Art

En 1970, l’artiste minimaliste Kynaston McShine a organisé une exposition nommée « Information » au MoMa à New York. Celle-ci avait pour objectif d’illustrer la présence de plus en plus considérable des technologies et de la communication dans nos sociétés, et de ses effets sur les gens. Ce fut une première démonstration de Data Art.

L’art génératif constitue également l’une des premières formes du Data Art. Il s’agit d’un mouvement artistique basé sur la création par ordinateur via des algorithmes et le langage informatique. Nous pouvons citer l’artiste américain Mark Napier, inscrit dans le mouvement Generative Art, qui a par exemple réalisé Black and White, une œuvre qui déstructure des textes en utilisant le système de codage binaire de l’ordinateur, puis lit la «forme» des textes : la topographie changeante du code binaire entraîne le mouvement des traînées en noir et blanc qui sont visibles à l’écran.

black&white

 

Vers un mouvement artistique porteur de messages

De plus en plus d’artistes font des données brutes produites par nos sociétés leurs matières premières de création, et s’en servent pour passer des messages. C’est notamment le cas de Matt Willey qui réalise avec son œuvre Poster 2060 une projection de la progression de la destruction de la forêt amazonienne.

2060

Chez The Information Lab, nous utilisons exclusivement Tableau software lorsqu’il s’agit de datavisualisation. Tableau offre par ses fonctionnalités et sa flexibilité une profonde liberté de création.

Plus personnellement, pourquoi j’aime utiliser Tableau dans ce domaine ?

  • Les connecteurs. Il existe beaucoup de connecteurs sur tableau. Souvent quand il s’agit de visualisation créative et dédiée à une publication sur Tableau public, j’utilise le connecteur Google sheet. La mise à jour des données sera directement répercutée sur ma visualisation et je peux y accéder depuis mon téléphone.
  • L’interpréteur de données. Il s’occupe de rendre un fichier excel contenant des lignes blanches, des titres ou des colonnes fusionnées par exemple en un format base de données râteau parfaitement lisible pour Tableau. Si celles-ci ne sont vraiment pas en ordre, j’utilise Alteryx.
  • L’interactivité. Grâce à l’utilisation du drag&drop et l’interface user friendly, je peux rapidement créer la visualisation de mon choix.
  • La personnalisation. À tout moment, je peux insérer une création provenant de Photoshop, changer les polices, changer les couleurs, créer une palette personnalisée et gérer l’animation de mes données via la fonctionnalité « page ».
  • Le datastorytelling. Les annotations, le mode histoire et l’intégration de champs dynamiques dans mes textes me permettent de personnaliser au maximum ma visualisation tout en la rendant interactive.
  • Géomapping et shapefile. Les maps sont souvent utilisées dans un contexte créatif et design. L’utilisation des shapefiles offre de vastes possibilités pour créer des visualisations
  • Tableau public. Lorsque je souhaite partager mes créations, rien de plus simple, j’utilise la fonction « Publier sur Tableau public ». Il est toujours possible par la suite de modifier et publier à nouveau une création.

Sur Tableau public, il n’est pas rare de dénicher des perles de création.

En voici quelques-unes :

Par Jonni Walker

 

Par Lilach Manheim

Ainsi, le Data Art ne s’arrête pas à la visualisation des données, mais il permet de porter un regard critique sur notre société, et incite l’observateur à mener une réflexion plus en profondeur.

N’hésitez pas à réagir à cet article via les commentaires ci-dessous.

Aurélien Vautier

Paris - Nantes

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